Je crois qu’il n’a pas fini d’en baver, le p’tit père, avec sa légitime. Ça a tout du mec qui se fait mener par le bout du nez. Elle a du chien, Cécilia, ça c’est sûr. J’admire aussi les femmes
qui disent et font ce qu’elles pensent sans se soucier du qu’en dira-t-on. Mais, comme disait à peu près ma grand-mère, on peut pas avoir le beurre et les épinards, faut mettre de l’huile
aussi.
Alors qu’elle prenne de la distance avec son président de mari, d’accord, du reste il doit commencer à en avoir l’habitude.
Qu’elle se casse en plein milieu d’une réception du G8 sous prétexte qu’elle n’a pas envie de faire la potiche avec les autres épouses, d’accord encore, sous réserve qu’elle trouve une bonne
excuse et qu’elle paie son billet de retour, parce que j’veux pas casquer pour ses caprices.
Qu’elle sorte une excuse bidon pour pas se baffrer de chiens chauds et autres saloperies de Hambourg avec deux vieux couples d’américains has been, je trouve plutôt ça rassurant pour ses
parents ; on n’élève pas des biches pour les nourrir de glands au milieu des cochons.
Qu’elle passe un week-end à Tripoli sous la tente d’un tyran sous prétexte de faire libérer des infirmières bulgares et refuse de donner les détails de son emploi du temps à un groupe de députés,
elle a bien raison : on a sa pudeur.
Qu’elle promette à cette occasion des aides pour construire des hôpitaux ou envoyer des médecins, je trouve qu’elle dispose un peu facilement de l’argent des autres, mais ça permet de faire la
nique à Bruxelles et ça n’a pas de prix. Manquerait plus que les médecins soient pris en otages, elle aurait l’air fin.
Non, faut le dire, pour faire tout ça ça dénote une nature perturbée. Je pensais à tout ça hier soir parce qu’ils en reparlaient à la télévision. Elle a finalement pas la vie facile et j’en étais
presque à compatir. Et puis, il y a eu ce reportage sur cette anglaise à qui les médecins avaient prédit qu’elle ne vivrait pas six mois. Elle est morte hier. Pendant six ans elle a tenu non
seulement face à sa maladie, par des exploits sportifs, en collectant des sommes pour la recherche, mais surtout avec un sourire et des fous rires merveilleux.
Alors plaindre une femme qui s’habille comme un sapin de Noël et qui a eu le mauvais goût de quitter Jacques Martin...