Faut savoir prendre de la hauteur et que les sujets abordés aient un rapport entre eux ; après les grèves, les élections. Faut dire que depuis novembre dernier il n’y avait pas grand-chose à
se mettre sous la dent. Les cinq milliards perdus par la société générale, le divorce et le remariage dans la foulée de Sarkozy, sa chute dans les sondages, la fin de l’année, le début de
l’année, le choix de McCain chez les républicains, l’Intifada qui reprend en Palestine, la chute de la Bourse et du dollar - à se demander s’il y a un rapport - et la mort du dernier poilu sans
oublier le Tibet. Voilà, en cinq lignes tout est dit. Comme quoi.
Mais les élections municipales, ça c’est autre chose.
On pourrait en écrire des pages. Je sais pas moi, y’a plein de choses à dire, tellement d’ailleurs que je sais pas par où commencer. Par exemple, on pourrait donner la liste de toutes les
communes de France. Ou bien celle, à peine plus courte, de toutes les conneries qu’on entend à la télévision un soir d’élections.
« Et c’est moi qui ai gagné. Non, c’est pas vrai, c’est moi.
D’ailleurs, on fait mieux que la dernière fois. Oui, mais la dernière fois nous on avait fait vachement bien, alors c’est normal.
Et les électeurs ils ont voulu dire ça. C’est même pas vrai, à moi ils m’ont dit le contraire, et puis c’est celui qui dit qui y’est.
Vous devez changer de politique parce qu’on a gagné aux municipales. Pas du tout, au contraire on va continuer. »
Et maintenant qu’on est bien chaud, un petit syllogisme.
C’est ça la démocratie (majeure).
Tout ça est d’une connerie sans nom (mineure).
Conclusion…